Martin Arene, de skieur à sportif de haut niveau

Nous avons rencontré aujourd’hui Martin Arene, jeune sportif de haut niveau, pour tenter d’en apprendre plus à son sujet !

Salut Martin ! Alors tout d’abord, explique nous un peu ton parcours dans le ski

Salut Tendances Blook ! J’ai attaqué le ski dès le plus jeune âge, avec mon père. Et j’ai assez vite intégré le club des sports de la Plagne. J’ai donc suivi ce cursus plagnard jusqu’à l’âge de 16ans, tout en alliant le ski et les études. Je suis en ski/études depuis le collège et continue actuellement à l’IUT d’Annecy. Suite à de bons résultats avec mon club dans toutes les disciplines, j’ai pu intégrer depuis maintenant 4ans, le comité de ski de Savoie. J’ai actuellement un niveau de coureur de coupe d’Europe, l’objectif étant de réaliser de bonnes performances à ce niveau pour ensuite pouvoir accéder aux portes de la coupe du Monde et réaliser à nouveau de bons résultats.

Peux-tu nous expliquer comment fonctionne le ski étude ?

Oui bien sûr ! C’est une filière très sympa qui nous permet à la fois de garder les pieds dans les études (on nous met la pression pour avoir de bonnes notes sinon on ne nous libère pas pour aller s’entraîner) mais surtout de pouvoir skier à temps plein l’hiver sans devoir retourner à l’école. Cela nous permet d’être bien focus dans notre projet sportif. Au pôle France à Albertville nous travaillons à l’école pendant les vacances d’été pour pouvoir être libérés l’hiver.

Pourquoi avoir choisi le ski alpin ?

Je n’ai pas vraiment choisi. Comme je l’ai dit plus haut, j’ai attaqué très jeune avec mon père, au début il n’y avait pas forcément d’objectif précis c’était juste du ski pour le plaisir. Et puis finalement, j’y ai pris goût et ça me plait toujours autant, avec les objectifs en plus.

Peux-tu me présenter brièvement ton sport ?

Le ski alpin, c’est pour moi le moment où tu peux vraiment tout lâcher, faire un peu ce que tu veux, oser des choses sans que personne ne puisse rien te dire sur le moment. Bien sûr après la manche il y a un débriefing, mais tu es libre de te faire plaisir un maximum sur la piste à un moment donné, et ce moment, il est là rien que pour toi et ça c’est magique ! Peu importe la discipline. Que ce soit du slalom, du géant, du super g, de la descente ou bien du super combiné, les sensations sont toutes aussi grisantes les unes que les autres. Le slalom : la prise d’angle maximale en taillant des courbes à vitesse réduite (environ 30km/h) le géant : même principe avec un peu plus de vitesse et d’engagement (60 à 75km/h) Le super g : alliant agilité d’un géantiste et recherche de vitesse d’un descendeur cela procure des sensations de vitesse et de techniques très agréables à contrôler. (100 à 120km/h) La descente : recherche de vitesse maximale. On lâche les chevaux !! (100 à 150km/h) Super combiné : une manche de super g et une manche de slalom. La polyvalence fera la force du gagnant !

Qu’est-ce que ton sport t’apporte personnellement ?

Le ski est pour moi comme une école de la vie. On apprend à être autonome, à se lever tôt, à vivre en groupe, à faire des sacrifices, des choix, manger sainement, à être rigoureux, bien dormir… Autant de choses que l’on mettrait, à mon sens, bien plus longtemps à apprendre sans le sport de haut niveau. De nature timide, le ski m’a appris à surmonter un peu mes appréhensions.

Ton projet et ton plus grand rêve sportif ?

Comme tout athlète de haut niveau, mon plus grand rêve serait de devenir un jour champion du Monde et/ou champion Olympique. Mon projet étant de monter les échelons petit à petit pour finalement arriver jusqu’à un niveau de coupe du Monde.

Ton meilleur souvenir ?

Je pense que mon meilleur souvenir sera la descente de Kitzbühel que j’ai dévalée cette année. Des sensations, de l’adrénaline et une ambiance de ce type… C’est vraiment incroyable !

As-tu des sponsors ?

Mon sponsor casque est la Plagne ! Ma station me soutient depuis le plus jeune âge et je lui en suis très reconnaissant. Il y a aussi Rossignol, Vola et Leki qui me fournissent le matériel nécessaire pour que je skie, mais ce ne sont pour l’instant pas des sponsors mais des équipementiers. Merci à eux aussi, car sinon faire du ski coûterait d’autant plus cher… Entre les vêtements, les gants, les affaires de sport et le matériel qui va avec, la cotisation au comité, les déplacements (bien que certains soient pris en charge par le comité) et les éventuels passages par la case hôpital il est important pour nous jeunes compétiteurs d’essayer de trouver des sponsors qui aient envie de croire en nous et de nous aider. Nous devons également payer nos études sans pour autant pouvoir avoir un job étudiant à côté. D’où l’importance des sponsors.

Clotilde Grenier

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